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Centre
d'art et de Diffusion Clark, grande salle
André Jasinski
L'Empreinte
du vide (1997-1999)
Commissaire : Jennifer Couëlle
Cette
exposition réunit un des deux volets d'une rétrospective
consacrée à l'oeuvre du paysagiste belge André
Jasinski. Dans sa pratique, la notion de document ne correspond
pas tant à un constat qu'à une source. Elle jaillit
de lieux lisières, de sites laissés-pour-compte qui,
rencontrant le regard du photographe, révèlent tout
doucement quelque chose de leur essence incertaine. Ici, des images
de nature urbaine à Bruxelles et à la pointe de Lévis,
au Québec, où la lumière, tel un liant, se
dépose sur la matière, la colore et équilibre
la topographie d'espaces « impurs ».
L'exposition
est produite par Clark et VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 26 août
au 26 septembre.
Vernissage
le 26 août à 20 h.
Du mercredi
au dimanche de 12 h à 18 h.
1581,
rue Clark, 2e étage
Tél.
: 288-4972
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Centre
international d'art contemporain de Montréal
Geoffrey James
Running
Fence
Commissaire : Karen Love
Cette
exposition documente les premiers 14 milles de la frontière
entre les États-Unis et le Mexique, commençant dans
le Pacifique et se terminant
dans les Montagnes Otay, un écho ironique au célèbre
projet de Christo. En présentant la clôture de métal
comme un élément qui divise le paysage, l'artiste
crée une puissante métaphore visuelle de la lutte
entre le maintien impérial des populations dans leur pays
et le mouvement continuel des migrants. Dans ses images panoramiques
d'un paysage stérile, les traces du parcours de ces migrants
sont marquées par des voitures de patrouille perchées
comme des sentinelles sur des escarpements ou par les croix blanches
du Calvaire près de la barrière. À l'aide de
ces traces, comme par la captation singulière de la clôture
et par l'austérité obsédante des
images, James documente les confrontations
invisibles d'une guerre
d'usure contre les immigrants illégaux.
Ces photographies ont été commandées
par le Museum of Contemporary Art de San Diego en 1997.
La circulation
au Canada de cette
exposition est organisée par Presentation House, Vancouver.
Du 2 septembre
au 3 octobre.
Vernissage
le 4 septembre à 14 h.
Du mercredi
au dimanche de 12 h à 18 h.
Tél.:
288-0811
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Galerie
Christiane Chassay
Lynne Cohen
Spa
Commissaire : Gaston St-Pierre
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Lynne
Cohen, Spa, 1995
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Les
photographies récentes de Lynne Cohen documentent des lieux
de travail et des espaces spécialisés dans l'apprentissage
ou les loisirs. Sans aucune mise en scène, ces espaces clos,
cliniquement propres et froidement fonctionnels, ont toutefois cette
particularité de faire ressortir le caractère fictif
et fantasmatique de nos environnements contemporains. D'autant que
les utilisateurs de ces lieux aménagés de meubles
et d'appareils y sont absents, rendant la scène presque surnaturelle.
Sous le calme ambiant des lieux, sous l'obsession de l'ordre
et la manie du détail, ces images se révèlent
chargées d'une violence contenue ou latente, prête
à s'activer si une présence humaine venait à
en occuper l'espace.
Du 3 septembre
au 2 octobre.
Vernissage le 3 septembre à 17 h.
Du lundi
au vendredi de 12 h à 18 h, le
samedi de 12 h à 17 h, fermé
le dimanche.
358, rue
Sherbrooke Est
Tél.
: 284-0003
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Galerie
d'art Leonard & Bina Ellen
Moyra Davey, Stan Douglas, Charles Gagnon, Petra Mueller, Catherine
Opie
Le document moderniste
Commissaire : Nancy Shaw
Avec
l'envahissement de l'imagerie numérique, à la lumière
des changements provoqués par la mondialisation, les questions
concernant le statut du réel et sa représentation
soulèvent la controverse. Il s'agit ici de savoir comment
l'art peut le mieux contribuer à construire des réalités
vivables et susciter une critique
sociale. L'exposition soulève ces questions du point de vue
du document moderniste, spécialement en relation avec la
photographie, qui se présente comme un outil de connaissance
et un mode d'exploration esthétique et perceptuelle. Explorant
le statut contemporain du réel et sa représentation,
les cinq artistes abordent de manière critique le document
moderniste, ses codes de représentation et ses modes d'organisation
sociale et perceptuelle.
Du 9 septembre
au 16 octobre. Vernissage le 9 septembre à 18 h.
Du lundi
au vendredi de 11 h à 19 h, le
samedi de 13 h à 17 h, fermé
le dimanche.
1400,
boul. de Maisonneuve Ouest
Tél.
: 848-4750
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Galerie
du centre des arts Saidye Bronfman
Richard Billingham et Anna Fox
Interior
Britannia
Commissaire : Martha Langford
Acteurs
essentiels de la photographie contemporaine britannique réunis
pour la première fois, Richard Billingham et Anna Fox proposent
un nouveau genre de documentaire où l'expérience privée
est traduite dans la sphère publique et mise en forme par
des éléments qui contrecarrent la catégorisation
ou l'évaluation des sujets : c'est le visuel qui importe.
Et qui l'emporte. La description y déplace en effet la narration
dans les gestes figés, ambivalents et inconfortables que
montrent leurs images. L'appartenance des artistes aux mondes qu'ils
observent et dépeignent révèle d'un même
mouvement leur force artistique et leur dilemme personnel.
Du 16 septembre
au 31 octobre.
Vernissage
le 16 septembre, à 18 h.
Du lundi
au jeudi de 9 h à 19 h, le
vendredi de 9 h à 15 h, le dimanche de
10 h à 17 h. La galerie sera fermée les 20 et 26 septembre
et les 3 et 11 octobre. La galerie sera fermée à 13
h les 19 et 24
septembre et le 1er octobre.
5170,
chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Tél.
: 739-2301
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Galerie
du MAI
Bertien van Manen
Rétrospective
1977-1997
Commissaire : Bas Vroege
Dès
1976, sous l'inspiration du célèbre projet Les Américains
de Robert Frank, l'artiste néerlandaise élabore sa
pratique documentaire. Ses longs séjours dans les communautés
documentées ont constitué le fondement d'une approche
traversée
par l'intimité qu'elle partageait avec les gens chez qui
elle vivait le plus souvent. En 1987, Bertien van Manen se rend
dans les Appalaches (Kentucky, États-Unis) et documente la
vie quotidienne des mineurs et leurs familles. Puis, en 1990, elle
entreprend une étude émouvante sur le quotidien des
russes vivant à Moscou. Depuis, elle a entrepris un projet
documentaire sur les Communautés asiatiques. Cette rétrospective
est un essai expérimental du commissaire qui, plutôt
que de présenter les oeuvres sur papier, a élaboré
à l'occasion du Mois de la Photo à Montréal,
une série de projections dans une installation théâtrale.
Parallèlement à cette rétrospective, on peut
voir une sélection du projet sur les hommes de sa vie - son
père, son fils, son mari et son amant - dans l'exposition
Conditions humaines : portraits intimes à la Maison de la
culture Frontenac.
L'exposition
et sa mise en circulation
sont organisées par Paradox.
Du 17 septembre
au 24 octobre.
Vernissage
le 17 septembre à 17 h.
Du mardi
au dimanche de 12 h à 20 h.
3860,
rue Jeanne-Mance
Tél.
: 982-1812
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Galerie
Trois Points
André Jasinski
L'empreinte du vide (1993-1996)
Commissaire : Jennifer Couëlle
Cette
exposition présente le second
volet d'une rétrospective consacrée à l'oeuvre
du paysagiste belge André Jasinski. Dans ce volet, ce sont
des manières d'être de lieux que l'artiste photographie.
Des lieux où le calme, où les espaces vides, abandonnés,
sont étonnamment éveillés. Des territoires
peu considérés que le photographe apprivoise et invite
à se révéler. Ici, des vues nocturnes de terrains
vagues et de chantiers industriels à Bruxelles et à
Genève prêtent vie et jeux formels à une profonde
immobilité. Là, une couche terrestre ravagée
en Tchéquie hésite entre désolation, exotisme
un peu lunaire et abstraction paysagère.
L'exposition
est produite par la Galerie Trois Points et VOX, centre de diffusion
de la photographie.
Du 28 août
au 2 octobre.
Vernissage
le 28 août à 14 h.
Du mercredi
au vendredi de
12 h à 18 h. Samedi de 12 h à 17 h.
372, rue
Sainte-Catherine Ouest,
Local
520
Tél.
: 866-8008
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Galerie
Vox et Espace 705
Karin Bubas, Susan Dobson, Karin Geiger, Chris Gergley, Alan Hoffman,
Éric Lamontagne, Jules de Niverville, Maureen Rodrigues-Labrèche,
Caroline Sweeling Teo
La couleur du confort
Commissaire : Élène Tremblay
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Caroline
Sweeling Teo,
Pink Semiotics (détail), 1998
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Dans les banlieues
se déroulent des vies qui ne demandent qu'à éclater
hors de la monotonie de leur environnement. Pourtant celui-ci a
laissé des traces indélébiles dans l'imaginaire
de l'enfance : des odeurs, des couleurs, des matières. Et
dans ce décor, des sentiments et des désirs : la solitude,
l'ennui, les copains, grandir dans la tranquillité et puis,
enfin, partir pour la ville, pour le monde. Les travaux de ces enfants
des années 60 et 70 se penchent sur des dimensions culturelles
occultées et en apparence banales : le quotidien d'adolescents
de Vancouver, les hauts et les bas de jeunes hommes prostitués
et toxicomanes, la vie familiale en banlieue montréalaise,
les bungalows en construction sur des terrains déboisés,
les intérieurs
désuets et la vie nocturne des petits quartiers tranquilles
montréalais...
Tous, ils tournent leur caméra vers le monde, non pas avec
innocence, mais avec une curiosité informée et une
très grande connaissance de la culture de l'image et de ses
procédés.
Du 3 septembre
au 3 octobre.
Vernissage
le 3 septembre à 17 h.
Du mercredi
au dimanche de
12 h à 17 h.
460, rue
Sainte-Catherine Ouest,
Local
320 et local 705
Tél.
: 390-0382
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Maison
de la culture Côte-des-Neiges
Emmy Andriesse, Katharina Eleonore Behrend, Eva Besnyö, Violette
Cornelius, Cobie Douma
L'Histoire et les Jours. Les
femmes photographes néerlandaises 1904-1953
Commissaire
: Lucie Bureau
Ces
cinq femmes photographes sont réunies pour la première
fois dans une même exposition. Avec la production de ces femmes,
les significations du documentaire s'enrichissent de nouvelles approches
tout en témoignant de réalités, qu'elles soient
collectives ou individuelles, sociales ou intimes. Cette exposition
vise à inscrire le rapport au privé comme démarche
influente dans les pratiques documentaire et formelle. Nous ne sommes
pas en présence d'un inventaire de monuments ou d'un compte
rendu d'événements, mais face à une réalité
quotidienne individuelle projetée dans l'histoire officielle
: l'émancipation de la femme, la modernité, la guerre,
et aussi, l'histoire du regard, des formes et du visuel. Ainsi,
dès le début du siècle, les femmes, avec leur
regard singulier et leur sensibilité aux événements
quotidiens ont introduit l'intimité dans la pratique documentaire,
à une époque préoccupée par le souci
d'objectivité et d'information.
Une exposition
produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 7 septembre
au 10 octobre.
Vernissage
le 15 septembre à 18 h.
Mardi
et mercredi de 13 h à 19 h, jeudi
et vendredi de 13 h à 18 h, samedi
et dimanche de 13h à 17 h.
5290,
chemin de la Côte-des-Neiges
Tél.
: 872-6889
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Maison
de la culture Frontenac
Céline van Baalen, Wout Berger, Koos Breukel, Noor Damen,
Rineke Dijkstra, Romy Finke, Rince de Jong, Bertien van Manen, Hellen
van Meene, Corinne Noordenbosch, Albert van Westing
Conditions humaines : portraits
intimes
Commissaire
: Frits Gierstberg
Les
artistes hollandais ici rassemblés s'intéressent spécifiquement
aux questions de vulnérabilité et de dignité
humaine sous-jacentes à celle de l'individualité et
le manifestent par leur pratique du portrait. Il ne s'agit toutefois
pas ici du portrait dans le sens classique du terme, soit de la
représentation d'un visage
qui serait le miroir (le plus souvent flatteur) d'une personnalité,
d'une « étude de caractère » ou d'une recherche de
« signification » de
l'Autre. Pour eux, au contraire, le portrait serait plutôt
le témoin- et la proposition - d'une rencontre, voire d'une
confrontation avec cet Autre. Loin de se restreindre à l'image,
ils cherchent à transmettre par la photographie quelque chose
de cette réalité. Ils ont, en ce sens, une aversion
avouée pour l'idée postmoderniste que la photographie
serait incapable de renvoyer à la réalité et
maintiennent fermement sa fonction de document. Ce qui explique
qu'ils choisissent souvent leur propre vie, leurs expériences
personnelles ou leur environnement social immédiat comme
point de départ à leurs séries de portraits.
Une exposition
produite par le Nederlands Foto Instituut de Rotterdam.
Du 4 septembre
au 10 octobre.
Vernissage
le 4 septembre à 16 h.
Du mardi
au jeudi de 13 h à 19 h, du
vendredi au dimanche de 13 h à 17 h, fermé le lundi.
2550,
rue Ontario Est
Tél.
: 872-7882
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Maison
de la culture Plateau-Mont-Royal
Arnaud Claass
Le regard perpétuel. Photographies, 1969-1999
Commissaire : Franck Michel
Dans
le sillage de la rupture produite par l'oeuvre de Robert Frank, la
pratique d'Arnaud Claass repose sur une volonté de créer
une photographie antispectaculaire, antisensationnaliste qui porterait
davantage un regard attentif au quotidien et au banal voire au hasard
et à l'inconscient bien plus qu'à l'événement.
L'artiste poursuit une oeuvre solitaire, rigoureuse et exigeante
dont les images ne dénoncent pas, ne démontrent pas,
n'ont pas de fonction critique. Tout au plus, parfois, racontent-elles.
Et, ce qu'elles racontent ce n'est jamais une histoire extraordinaire,
un fait divers ou un événement, voire une anecdote,
mais bien au contraire la banalité du quotidien ou la précarité
des choses, ici magnifiée.
Une exposition
produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 4 septembre
au 3 octobre.
Vernissage
le 5 septembre à 14 h.
Jusqu'au
11 septembre; le mardi, mercredi
et jeudi de 13 h à 20 h, le
vendredi et samedi de 13 h à 17 h. À
partir du 11 septembre : le
mardi, mercredi et jeudi de 13 h à 19 h. le
vendredi et samedi de 13 h à 17 h.
465, avenue
Mont-Royal est
Tél.
: 872-2266
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Marché
Bonsecours
Ed Burtynsky, Alfredo Jaar, Alain Paiement, Jorma Puranen, Mark
Ruwedel, Paul Seawright
L'évocation
Commissaire : Pierre Blache
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Jorma
Puranen, Systema Naturae, 1997
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Ce n'est pas
qu'une simple coïncidence si les pratiques récentes
de la photographie documentaire comptent un nombre important de
projets de nature paysagère. Cette façon particulière
que les photographes ont de traiter les enjeux qui touchent notre
société et ses acteurs par le seul biais des lieux
qui en sont l'empreinte et la mémoire est le reflet de la
pertinence de ce genre dans le contexte d'un renouveau du documentaire
photographique. Les oeuvres des artistes regroupées dans cette
exposition mettent en valeur le pouvoir qu'ont les lieux d'évoquer,
par le biais des inscriptions qu'ils recèlent, des réalités
sociales particulières. Ne cherchant plus une captation objective
de la réalité, les photographes y puisent plutôt
leur matière et leur inspiration pour en offrir, à
travers
des stratégies nouvelles, un point de vue suggestif. C'est
donc sur le mode de l'enquête que le spectateur est invité
à fouiller ces images afin de comprendre les réalités
qu'elles présentent et les visions du monde qu'elles offrent.
Une exposition
produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 2 septembre
au 17 octobre.
Vernissage
le 2 septembre à 19h.
Ouvert
tous les jours, de 10h à 18h. Visites guidées par
le commissaire les
24, 25, 26 septembre de
14 h à 15 h 30 ; également visites guidées
sur demande.
350, rue
Saint-Paul Est
Tél.
: 390-0382
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Marché
Bonsecours
Eija-Liisa Ahtila, Rineke Dijkstra, Seamus Farrell, Johan van der
Keuken, Pelle Kronestedt, Mireille Loup, Nick Waplington
Habiter
le présent
Commissaire : Marie-Josée Jean
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Pelle
Kronestedt, Denmark: Louise 19, 1998
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Chacune des
oeuvres de cette exposition se soucie de réalités sociales,
chacune étant ciselée sur des expériences singulières
: la quête d'identité des adolescents, leur incertitude,
le portrait d'une génération partagée entre
l'ennui de la banlieue et le rythme de la musique techno, la fatigue
devenue l'expression de pressions sociales, le phénomène
de la désinformation produit par l'excès d'information,
la fin des certitudes... Toutefois, ces petites réalités
ne sont pas toujours documentées avec un souci de vérité,
c'est-à-dire que les artistes de cette exposition s'arrogent
parfois le droit d'adapter la réalité qu'ils expriment.
Ils ne se proposent pas d'établir un constat social par une
documentation rigoureuse, finement détaillée et exhaustive.
Ils ne respectent pas la distance prescrite par la rigueur documentaire,
se laissant atteindre par les gens, et devenant parfois même
leurs complices. À la différence d'une tradition documentaire
tout entière préoccupée par la vérité
de l'information qu'elle transmet, l'approche des artistes de cette
exposition semble bien davantage reposer sur l'authenticité
de l'expérience qu'elle propose.
Une exposition
produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 2 septembre
au 17 octobre.
Vernissage
le 2 septembre à 19h.
Ouvert
tous les jours, de 10h à 18h. Visites guidées par
la commissaire les
24, 25, 26 septembre de
14 h à 15 h 30; également visites guidées sur
demande.
350, rue
Saint-Paul Est
Tél.
: 390-0382
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Marché
Bonsecours
Donigan Cumming: Moving Stills
L'oeuvre
de Donigan Cumming s'est d'abord positionnée au coeur du débat
épistémologique du documentaire, une réflexion
constamment renouvelée à partir du souci de voir la
médiation conserver une part de réalité. Si
une image peut provoquer et soulever le discours, c'est bien parce
que la réalité s'y trouve, quelque part, qu'on la
sente intègre ou trahie. Par son utilisation de la mise en
scène, Cumming ne tire pas seulement la situation dans sa
direction, vers son point de vue ou son intention : il force la
réalité dans cette zone où, déstabilisée,
elle donne, elle se donne. Il retourne au chaos et à la chair,
active l'échange entre la performance et la réalité
présente mais en permanente fuite devant la caméra,
pour réinstituer, au coeur du conflit, le « social » comme
paradoxe et comme projet.
Une exposition
produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 2 septembre
au 17 octobre.
Vernissage
le 2 septembre à 19h.
Ouvert
tous les jours, de 10h à 18h. Visites
guidées sur demande.
350, rue
Saint-Paul Est
Tél.
: 390-0382
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Musée
d'art de Joliette
La Caméra dans l'ombre : la documentation
photographique et le musée
Commissaire
: Vid Ingelevics
Cette
exposition réunit de multiples documents provenant des archives
photographiques des plus grands musées d'Amérique
du Nord et d'Europe afin de mettre en lumière la manière
paradoxale dont les musées conservent notre mémoire
collective, construisent notre histoire et cherchent, tout à
la fois, à masquer les traces
de cette construction et de leur propre histoire. Première
exposition à se consacrer à la constitution des archives
muséales publiques, La
Caméra dans l'ombre montre avec évidence la fertilité
de ces sources d'information qui nous livrent l'histoire culturelle
et sociale de nos institutions.
L'exposition
est produite par la Photographers Gallery de Londres et sa circulation
au Canada est organisée par le Toronto Photographers Workshop.
Cette exposition est présentée par le Musée
d'art de Joliette et VOX, centre de diffusion de la photographie.
Du 12 septembre
au 2 janvier 2000.
Vernissage le 12 septembre à 14 h.
Du mercredi
au dimanche de
12 h à 17 h.
Prix d’entrée
: 4 $ (adulte), 3 $ (aînés), 2
$ (étudiants)
145, rue
Wilfrid-Corbeil, Joliette
Tél.
: 450-756-0311
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Musée
canadien de la photographie contemporaine
Patrick Altman, Jane Ash Poitras, David Askevold, June Clark, Carole
Condé / Karl Beveridge, Vid Ingelevics, Mark Lewis, Brenda
Pelkey, Henri Robideau, Jayce Salloum
Rien
que les faits ? Les approches documentaires contemporaines
Commissaires : Pierre Dessureault, Martha Hanna, Andrea Kunard,
Jonathan Newman.
Cette
exposition présente les oeuvres de plusieurs artistes qui
contestent, chacun à leur façon, l'idée de
la photographie comme point de vue privilégié ou «
fenêtre sur la réalité ». Pour eux, la photographie
est tout à la fois construite et constructrice d'identités,
de pensées et de croyances. Ceci dit, il faut se demander
si cette technique peut encore servir de moyen d'investigation des
questions d'intérêts personnel et social. L'exposition
propose un éventail de réponses à ce dilemme.
Du 24 septembre
au 16 janvier 2000.
Vernissage le 23 septembre à 18 h.
Mercredi,
vendredi, samedi et dimanche de
11 h à 17 h. Jeudi de 11 h à 20 h. Fermé
les lundi et mardi.
1, Canal
Rideau, Ottawa
Tél.
: 613-990-8257
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Musée
Redpath de l'Université McGill
Joan Fontcuberta et Pere Formiguera
Fauna
Secreta
Coordonnateur : Sylvain Campeau
En
1979, Joan Fontcuberta et Pere Formiguera, alors en vacances dans
le pays du Loch Ness, découvraient, dans le sous-sol de leur
cottage, de mystérieuses archives. Il s'avéra bien
vite qu'elles contenaient les carnets de notes et les découvertes
d'un certain
professeur Ameisenhaufen, savant naturaliste allemand ayant consacré
sa vie à la zoologie. Commença alors, pour les artistes
catalans, un long travail de recherche pour tenter d'élucider
le mystère Ameisenhaufen et éclaircir le sens des
découvertes consignées par l'homme de science. Depuis
dix ans, Fauna Secreta, présentée dans une cinquantaine
d'endroits, n'a cessé de confondre tous et chacun, crédules
ou incrédules devant les thèses du professeur. Malgré
les preuves indéniables que devraient constituer les photographies
du professeur, ces découvertes suscitent encore beaucoup
de suspicion. On
peut toutefois se demander si elle n'est pas inspirée par
d'autres intérêts que la seule rigueur scientifique.
Cette exposition
est produite par Occurrence, espace d'art et d'essai contemporains.
Du 9 septembre
au 15 octobre.
Vernissage
le 9 septembre à 17 h.
Du lundi
au vendredi de 9 h à 5 h.
859, Sherbrooke
Ouest
Tél.
: 398-4086
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Occurrence,
espace d'art et d'essai contemporains
Joan Fontcuberta
Hémogrammes
Commissaire : Sylvain Campeau
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Joan
Fontcuberta, Hémogrammes
(vue de l'installation), 1998
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En médecine,
un hémogramme est la description proportionnelle des éléments
cytologiques contenus dans un échantillon de sang. Dans le
projet Hémogrammes, cependant, nous avons affaire non pas
à une froide analyse, mais à des images d'une grande
ambiguïté. Il s'agit simplement d'agrandissements, à
une échelle gigantesque, de minuscules dépôts
de sang provenant de différents « donneurs » volontaires
qui les déposent sur une bande d'acétate transparent.
Ce projet questionne le document du point de vue de la réalité
du contact de la
photographie avec le lieu qu'elle saisit. Ici, c'est à la
fois le contact le plus intime et l'ultime document qui nous seront
présentés puisque l'artiste a démesurément
agrandi les gouttes de sang prélevées et jetées
sur des feuilles acétates par des gens de son entourage.
Une cabine de prélèvement sanguin sera sur place pendant
la durée de l'exposition, permettant au public de constituer
de nouveaux documents pour l'artiste.
Cette exposition
est produite par la Galerie Helga de Alvear.
Du 11 septembre
au 17 octobre.
Vernissage
le 11 septembre à 15 h.
Du mercredi
au dimanche de 12 h à 17 h.
460, rue
Sainte-Catherine ouest, local
307
Tél.
: 397-0236
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