expositions le souci du document
 

Centre d'art et de Diffusion Clark, grande salle
André Jasinski
L'Empreinte du vide (1997-1999)
Commissaire : Jennifer Couëlle

Cette exposition réunit un des deux volets d'une rétrospective consacrée à l'oeuvre du paysagiste belge André Jasinski. Dans sa pratique, la notion de document ne correspond pas tant à un constat qu'à une source. Elle jaillit de lieux lisières, de sites laissés-pour-compte qui, rencontrant le regard du photographe, révèlent tout doucement quelque chose de leur essence incertaine. Ici, des images de nature urbaine à Bruxelles et à la pointe de Lévis, au Québec, où la lumière, tel un liant, se dépose sur la matière, la colore et équilibre la topographie d'espaces « impurs ».

L'exposition est produite par Clark et VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 26 août au 26 septembre.
Vernissage le 26 août à 20 h.
Du mercredi au dimanche de 12 h à 18 h.
1581, rue Clark, 2e étage
Tél. : 288-4972

Centre international d'art contemporain de Montréal
Geoffrey James
Running Fence
Commissaire : Karen Love

Cette exposition documente les premiers 14 milles de la frontière entre les États-Unis et le Mexique, commençant dans le Pacifique et se terminant dans les Montagnes Otay, un écho ironique au célèbre projet de Christo. En présentant la clôture de métal comme un élément qui divise le paysage, l'artiste crée une puissante métaphore visuelle de la lutte entre le maintien impérial des populations dans leur pays et le mouvement continuel des migrants. Dans ses images panoramiques d'un paysage stérile, les traces du parcours de ces migrants sont marquées par des voitures de patrouille perchées comme des sentinelles sur des escarpements ou par les croix blanches du Calvaire près de la barrière. À l'aide de ces traces, comme par la captation singulière de la clôture et par l'austérité obsédante des images, James documente les confrontations invisibles d'une guerre d'usure contre les immigrants illégaux. Ces photographies ont été commandées par le Museum of Contemporary Art de San Diego en 1997.

La circulation au Canada de cette exposition est organisée par Presentation House, Vancouver.

Du 2 septembre au 3 octobre.
Vernissage le 4 septembre à 14 h.
Du mercredi au dimanche de 12 h à 18 h.
Tél.: 288-0811

Galerie Christiane Chassay
Lynne Cohen
Spa
Commissaire : Gaston St-Pierre

Lynne Cohen, Spa, 1995

Les photographies récentes de Lynne Cohen documentent des lieux de travail et des espaces spécialisés dans l'apprentissage ou les loisirs. Sans aucune mise en scène, ces espaces clos, cliniquement propres et froidement fonctionnels, ont toutefois cette particularité de faire ressortir le caractère fictif et fantasmatique de nos environnements contemporains. D'autant que les utilisateurs de ces lieux aménagés de meubles et d'appareils y sont absents, rendant la scène presque surnaturelle. Sous le calme ambiant des lieux, sous l'obsession de l'ordre et la manie du détail, ces images se révèlent chargées d'une violence contenue ou latente, prête à s'activer si une présence humaine venait à en occuper l'espace.

Du 3 septembre au 2 octobre.
Vernissage le 3 septembre à 17 h.
Du lundi au vendredi de 12 h à 18 h, le samedi de 12 h à 17 h, fermé le dimanche.
358, rue Sherbrooke Est
Tél. : 284-0003

Galerie d'art Leonard & Bina Ellen
Moyra Davey, Stan Douglas, Charles Gagnon, Petra Mueller, Catherine Opie
Le document moderniste
Commissaire : Nancy Shaw

Avec l'envahissement de l'imagerie numérique, à la lumière des changements provoqués par la mondialisation, les questions concernant le statut du réel et sa représentation soulèvent la controverse. Il s'agit ici de savoir comment l'art peut le mieux contribuer à construire des réalités vivables et susciter une critique sociale. L'exposition soulève ces questions du point de vue du document moderniste, spécialement en relation avec la photographie, qui se présente comme un outil de connaissance et un mode d'exploration esthétique et perceptuelle. Explorant le statut contemporain du réel et sa représentation, les cinq artistes abordent de manière critique le document moderniste, ses codes de représentation et ses modes d'organisation sociale et perceptuelle.

Du 9 septembre au 16 octobre. Vernissage le 9 septembre à 18 h.
Du lundi au vendredi de 11 h à 19 h, le samedi de 13 h à 17 h, fermé le dimanche.
1400, boul. de Maisonneuve Ouest
Tél. : 848-4750

Galerie du centre des arts Saidye Bronfman
Richard Billingham et Anna Fox
Interior Britannia
Commissaire : Martha Langford

Acteurs essentiels de la photographie contemporaine britannique réunis pour la première fois, Richard Billingham et Anna Fox proposent un nouveau genre de documentaire où l'expérience privée est traduite dans la sphère publique et mise en forme par des éléments qui contrecarrent la catégorisation ou l'évaluation des sujets : c'est le visuel qui importe. Et qui l'emporte. La description y déplace en effet la narration dans les gestes figés, ambivalents et inconfortables que montrent leurs images. L'appartenance des artistes aux mondes qu'ils observent et dépeignent révèle d'un même mouvement leur force artistique et leur dilemme personnel.

Du 16 septembre au 31 octobre.
Vernissage le 16 septembre, à 18 h.
Du lundi au jeudi de 9 h à 19 h, le vendredi de 9 h à 15 h, le dimanche de 10 h à 17 h. La galerie sera fermée les 20 et 26 septembre et les 3 et 11 octobre. La galerie sera fermée à 13 h les 19 et 24 septembre et le 1er octobre.
5170, chemin de la Côte-Sainte-Catherine
Tél. : 739-2301

Galerie du MAI
Bertien van Manen
Rétrospective 1977-1997
Commissaire : Bas Vroege

Dès 1976, sous l'inspiration du célèbre projet Les Américains de Robert Frank, l'artiste néerlandaise élabore sa pratique documentaire. Ses longs séjours dans les communautés documentées ont constitué le fondement d'une approche traversée par l'intimité qu'elle partageait avec les gens chez qui elle vivait le plus souvent. En 1987, Bertien van Manen se rend dans les Appalaches (Kentucky, États-Unis) et documente la vie quotidienne des mineurs et leurs familles. Puis, en 1990, elle entreprend une étude émouvante sur le quotidien des russes vivant à Moscou. Depuis, elle a entrepris un projet documentaire sur les Communautés asiatiques. Cette rétrospective est un essai expérimental du commissaire qui, plutôt que de présenter les oeuvres sur papier, a élaboré à l'occasion du Mois de la Photo à Montréal, une série de projections dans une installation théâtrale. Parallèlement à cette rétrospective, on peut voir une sélection du projet sur les hommes de sa vie - son père, son fils, son mari et son amant - dans l'exposition Conditions humaines : portraits intimes à la Maison de la culture Frontenac.

L'exposition et sa mise en circulation sont organisées par Paradox.

Du 17 septembre au 24 octobre.
Vernissage le 17 septembre à 17 h.
Du mardi au dimanche de 12 h à 20 h.
3860, rue Jeanne-Mance
Tél. : 982-1812

Galerie Trois Points
André Jasinski
L'empreinte du vide (1993-1996)
Commissaire : Jennifer Couëlle

Cette exposition présente le second volet d'une rétrospective consacrée à l'oeuvre du paysagiste belge André Jasinski. Dans ce volet, ce sont des manières d'être de lieux que l'artiste photographie. Des lieux où le calme, où les espaces vides, abandonnés, sont étonnamment éveillés. Des territoires peu considérés que le photographe apprivoise et invite à se révéler. Ici, des vues nocturnes de terrains vagues et de chantiers industriels à Bruxelles et à Genève prêtent vie et jeux formels à une profonde immobilité. Là, une couche terrestre ravagée en Tchéquie hésite entre désolation, exotisme un peu lunaire et abstraction paysagère.

L'exposition est produite par la Galerie Trois Points et VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 28 août au 2 octobre.
Vernissage le 28 août à 14 h.
Du mercredi au vendredi de 12 h à 18 h. Samedi de 12 h à 17 h.
372, rue Sainte-Catherine Ouest,
Local 520
Tél. : 866-8008

Galerie Vox et Espace 705
Karin Bubas, Susan Dobson, Karin Geiger, Chris Gergley, Alan Hoffman, Éric Lamontagne, Jules de Niverville, Maureen Rodrigues-Labrèche, Caroline Sweeling Teo
La couleur du confort
Commissaire : Élène Tremblay

Caroline Sweeling Teo,
Pink Semiotics (détail), 1998

Dans les banlieues se déroulent des vies qui ne demandent qu'à éclater hors de la monotonie de leur environnement. Pourtant celui-ci a laissé des traces indélébiles dans l'imaginaire de l'enfance : des odeurs, des couleurs, des matières. Et dans ce décor, des sentiments et des désirs : la solitude, l'ennui, les copains, grandir dans la tranquillité et puis, enfin, partir pour la ville, pour le monde. Les travaux de ces enfants des années 60 et 70 se penchent sur des dimensions culturelles occultées et en apparence banales : le quotidien d'adolescents de Vancouver, les hauts et les bas de jeunes hommes prostitués et toxicomanes, la vie familiale en banlieue montréalaise, les bungalows en construction sur des terrains déboisés, les intérieurs désuets et la vie nocturne des petits quartiers tranquilles montréalais... Tous, ils tournent leur caméra vers le monde, non pas avec innocence, mais avec une curiosité informée et une très grande connaissance de la culture de l'image et de ses procédés.

Du 3 septembre au 3 octobre.
Vernissage le 3 septembre à 17 h.
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h.
460, rue Sainte-Catherine Ouest,
Local 320 et local 705
Tél. : 390-0382

Maison de la culture Côte-des-Neiges
Emmy Andriesse, Katharina Eleonore Behrend, Eva Besnyö, Violette Cornelius, Cobie Douma
L'Histoire et les Jours.
Les femmes photographes néerlandaises 1904-1953
Commissaire : Lucie Bureau

Ces cinq femmes photographes sont réunies pour la première fois dans une même exposition. Avec la production de ces femmes, les significations du documentaire s'enrichissent de nouvelles approches tout en témoignant de réalités, qu'elles soient collectives ou individuelles, sociales ou intimes. Cette exposition vise à inscrire le rapport au privé comme démarche influente dans les pratiques documentaire et formelle. Nous ne sommes pas en présence d'un inventaire de monuments ou d'un compte rendu d'événements, mais face à une réalité quotidienne individuelle projetée dans l'histoire officielle : l'émancipation de la femme, la modernité, la guerre, et aussi, l'histoire du regard, des formes et du visuel. Ainsi, dès le début du siècle, les femmes, avec leur regard singulier et leur sensibilité aux événements quotidiens ont introduit l'intimité dans la pratique documentaire, à une époque préoccupée par le souci d'objectivité et d'information.

Une exposition produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 7 septembre au 10 octobre.
Vernissage le 15 septembre à 18 h.
Mardi et mercredi de 13 h à 19 h, jeudi et vendredi de 13 h à 18 h, samedi et dimanche de 13h à 17 h.
5290, chemin de la Côte-des-Neiges
Tél. : 872-6889

Maison de la culture Frontenac
Céline van Baalen, Wout Berger, Koos Breukel, Noor Damen, Rineke Dijkstra, Romy Finke, Rince de Jong, Bertien van Manen, Hellen van Meene, Corinne Noordenbosch, Albert van Westing
Conditions humaines :
portraits intimes
Commissaire : Frits Gierstberg

Les artistes hollandais ici rassemblés s'intéressent spécifiquement aux questions de vulnérabilité et de dignité humaine sous-jacentes à celle de l'individualité et le manifestent par leur pratique du portrait. Il ne s'agit toutefois pas ici du portrait dans le sens classique du terme, soit de la représentation d'un visage qui serait le miroir (le plus souvent flatteur) d'une personnalité, d'une « étude de caractère » ou d'une recherche de « signification » de l'Autre. Pour eux, au contraire, le portrait serait plutôt le témoin- et la proposition - d'une rencontre, voire d'une confrontation avec cet Autre. Loin de se restreindre à l'image, ils cherchent à transmettre par la photographie quelque chose de cette réalité. Ils ont, en ce sens, une aversion avouée pour l'idée postmoderniste que la photographie serait incapable de renvoyer à la réalité et maintiennent fermement sa fonction de document. Ce qui explique qu'ils choisissent souvent leur propre vie, leurs expériences personnelles ou leur environnement social immédiat comme point de départ à leurs séries de portraits.

Une exposition produite par le Nederlands Foto Instituut de Rotterdam.

Du 4 septembre au 10 octobre.
Vernissage le 4 septembre à 16 h.
Du mardi au jeudi de 13 h à 19 h, du vendredi au dimanche de 13 h à 17 h, fermé le lundi.
2550, rue Ontario Est
Tél. : 872-7882

Maison de la culture Plateau-Mont-Royal
Arnaud Claass
Le regard perpétuel. Photographies, 1969-1999
Commissaire : Franck Michel

Dans le sillage de la rupture produite par l'oeuvre de Robert Frank, la pratique d'Arnaud Claass repose sur une volonté de créer une photographie antispectaculaire, antisensationnaliste qui porterait davantage un regard attentif au quotidien et au banal voire au hasard et à l'inconscient bien plus qu'à l'événement. L'artiste poursuit une oeuvre solitaire, rigoureuse et exigeante dont les images ne dénoncent pas, ne démontrent pas, n'ont pas de fonction critique. Tout au plus, parfois, racontent-elles. Et, ce qu'elles racontent ce n'est jamais une histoire extraordinaire, un fait divers ou un événement, voire une anecdote, mais bien au contraire la banalité du quotidien ou la précarité des choses, ici magnifiée.

Une exposition produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 4 septembre au 3 octobre.
Vernissage le 5 septembre à 14 h.
Jusqu'au 11 septembre; le mardi, mercredi et jeudi de 13 h à 20 h, le vendredi et samedi de 13 h à 17 h. À partir du 11 septembre : le mardi, mercredi et jeudi de 13 h à 19 h. le vendredi et samedi de 13 h à 17 h.
465, avenue Mont-Royal est
Tél. : 872-2266

Marché Bonsecours
Ed Burtynsky, Alfredo Jaar, Alain Paiement, Jorma Puranen, Mark Ruwedel, Paul Seawright
L'évocation
Commissaire : Pierre Blache

Jorma Puranen, Systema Naturae, 1997

Ce n'est pas qu'une simple coïncidence si les pratiques récentes de la photographie documentaire comptent un nombre important de projets de nature paysagère. Cette façon particulière que les photographes ont de traiter les enjeux qui touchent notre société et ses acteurs par le seul biais des lieux qui en sont l'empreinte et la mémoire est le reflet de la pertinence de ce genre dans le contexte d'un renouveau du documentaire photographique. Les oeuvres des artistes regroupées dans cette exposition mettent en valeur le pouvoir qu'ont les lieux d'évoquer, par le biais des inscriptions qu'ils recèlent, des réalités sociales particulières. Ne cherchant plus une captation objective de la réalité, les photographes y puisent plutôt leur matière et leur inspiration pour en offrir, à travers des stratégies nouvelles, un point de vue suggestif. C'est donc sur le mode de l'enquête que le spectateur est invité à fouiller ces images afin de comprendre les réalités qu'elles présentent et les visions du monde qu'elles offrent.

Une exposition produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 2 septembre au 17 octobre.
Vernissage le 2 septembre à 19h.
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h. Visites guidées par le commissaire les 24, 25, 26 septembre de 14 h à 15 h 30 ; également visites guidées sur demande.
350, rue Saint-Paul Est
Tél. : 390-0382

Marché Bonsecours
Eija-Liisa Ahtila, Rineke Dijkstra, Seamus Farrell, Johan van der Keuken, Pelle Kronestedt, Mireille Loup, Nick Waplington
Habiter le présent
Commissaire : Marie-Josée Jean

Pelle Kronestedt, Denmark: Louise 19, 1998

Chacune des oeuvres de cette exposition se soucie de réalités sociales, chacune étant ciselée sur des expériences singulières : la quête d'identité des adolescents, leur incertitude, le portrait d'une génération partagée entre l'ennui de la banlieue et le rythme de la musique techno, la fatigue devenue l'expression de pressions sociales, le phénomène de la désinformation produit par l'excès d'information, la fin des certitudes... Toutefois, ces petites réalités ne sont pas toujours documentées avec un souci de vérité, c'est-à-dire que les artistes de cette exposition s'arrogent parfois le droit d'adapter la réalité qu'ils expriment. Ils ne se proposent pas d'établir un constat social par une documentation rigoureuse, finement détaillée et exhaustive. Ils ne respectent pas la distance prescrite par la rigueur documentaire, se laissant atteindre par les gens, et devenant parfois même leurs complices. À la différence d'une tradition documentaire tout entière préoccupée par la vérité de l'information qu'elle transmet, l'approche des artistes de cette exposition semble bien davantage reposer sur l'authenticité de l'expérience qu'elle propose.

Une exposition produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 2 septembre au 17 octobre.
Vernissage le 2 septembre à 19h.
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h. Visites guidées par la commissaire les 24, 25, 26 septembre de 14 h à 15 h 30; également visites guidées sur demande.
350, rue Saint-Paul Est
Tél. : 390-0382

Marché Bonsecours
Donigan Cumming: Moving Stills

L'oeuvre de Donigan Cumming s'est d'abord positionnée au coeur du débat épistémologique du documentaire, une réflexion constamment renouvelée à partir du souci de voir la médiation conserver une part de réalité. Si une image peut provoquer et soulever le discours, c'est bien parce que la réalité s'y trouve, quelque part, qu'on la sente intègre ou trahie. Par son utilisation de la mise en scène, Cumming ne tire pas seulement la situation dans sa direction, vers son point de vue ou son intention : il force la réalité dans cette zone où, déstabilisée, elle donne, elle se donne. Il retourne au chaos et à la chair, active l'échange entre la performance et la réalité présente mais en permanente fuite devant la caméra, pour réinstituer, au coeur du conflit, le « social » comme paradoxe et comme projet.

Une exposition produite par VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 2 septembre au 17 octobre.
Vernissage le 2 septembre à 19h.
Ouvert tous les jours, de 10h à 18h. Visites guidées sur demande.
350, rue Saint-Paul Est
Tél. : 390-0382

Musée d'art de Joliette
La Caméra dans l'ombre : la
documentation photographique et le musée
Commissaire : Vid Ingelevics

Cette exposition réunit de multiples documents provenant des archives photographiques des plus grands musées d'Amérique du Nord et d'Europe afin de mettre en lumière la manière paradoxale dont les musées conservent notre mémoire collective, construisent notre histoire et cherchent, tout à la fois, à masquer les traces de cette construction et de leur propre histoire. Première exposition à se consacrer à la constitution des archives muséales publiques, La Caméra dans l'ombre montre avec évidence la fertilité de ces sources d'information qui nous livrent l'histoire culturelle et sociale de nos institutions.

L'exposition est produite par la Photographers Gallery de Londres et sa circulation au Canada est organisée par le Toronto Photographers Workshop. Cette exposition est présentée par le Musée d'art de Joliette et VOX, centre de diffusion de la photographie.

Du 12 septembre au 2 janvier 2000.
Vernissage le 12 septembre à 14 h.
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h.
Prix d’entrée : 4 $ (adulte), 3 $ (aînés), 2 $ (étudiants)
145, rue Wilfrid-Corbeil, Joliette
Tél. : 450-756-0311

Musée canadien de la photographie contemporaine
Patrick Altman, Jane Ash Poitras, David Askevold, June Clark, Carole Condé / Karl Beveridge, Vid Ingelevics, Mark Lewis, Brenda Pelkey, Henri Robideau, Jayce Salloum
Rien que les faits ? Les approches documentaires contemporaines
Commissaires : Pierre Dessureault, Martha Hanna, Andrea Kunard, Jonathan Newman.

Cette exposition présente les oeuvres de plusieurs artistes qui contestent, chacun à leur façon, l'idée de la photographie comme point de vue privilégié ou « fenêtre sur la réalité ». Pour eux, la photographie est tout à la fois construite et constructrice d'identités, de pensées et de croyances. Ceci dit, il faut se demander si cette technique peut encore servir de moyen d'investigation des questions d'intérêts personnel et social. L'exposition propose un éventail de réponses à ce dilemme.

Du 24 septembre au 16 janvier 2000.
Vernissage le 23 septembre à 18 h.
Mercredi, vendredi, samedi et dimanche de 11 h à 17 h. Jeudi de 11 h à 20 h. Fermé les lundi et mardi.
1, Canal Rideau, Ottawa
Tél. : 613-990-8257

Musée Redpath de l'Université McGill
Joan Fontcuberta et Pere Formiguera
Fauna Secreta
Coordonnateur : Sylvain Campeau

En 1979, Joan Fontcuberta et Pere Formiguera, alors en vacances dans le pays du Loch Ness, découvraient, dans le sous-sol de leur cottage, de mystérieuses archives. Il s'avéra bien vite qu'elles contenaient les carnets de notes et les découvertes d'un certain professeur Ameisenhaufen, savant naturaliste allemand ayant consacré sa vie à la zoologie. Commença alors, pour les artistes catalans, un long travail de recherche pour tenter d'élucider le mystère Ameisenhaufen et éclaircir le sens des découvertes consignées par l'homme de science. Depuis dix ans, Fauna Secreta, présentée dans une cinquantaine d'endroits, n'a cessé de confondre tous et chacun, crédules ou incrédules devant les thèses du professeur. Malgré les preuves indéniables que devraient constituer les photographies du professeur, ces découvertes suscitent encore beaucoup de suspicion. On peut toutefois se demander si elle n'est pas inspirée par d'autres intérêts que la seule rigueur scientifique.

Cette exposition est produite par Occurrence, espace d'art et d'essai contemporains.

Du 9 septembre au 15 octobre.
Vernissage le 9 septembre à 17 h.
Du lundi au vendredi de 9 h à 5 h.
859, Sherbrooke Ouest
Tél. : 398-4086

Occurrence, espace d'art et d'essai contemporains
Joan Fontcuberta
Hémogrammes
Commissaire : Sylvain Campeau

Joan Fontcuberta, Hémogrammes
(vue de l'installation), 1998

En médecine, un hémogramme est la description proportionnelle des éléments cytologiques contenus dans un échantillon de sang. Dans le projet Hémogrammes, cependant, nous avons affaire non pas à une froide analyse, mais à des images d'une grande ambiguïté. Il s'agit simplement d'agrandissements, à une échelle gigantesque, de minuscules dépôts de sang provenant de différents « donneurs » volontaires qui les déposent sur une bande d'acétate transparent. Ce projet questionne le document du point de vue de la réalité du contact de la photographie avec le lieu qu'elle saisit. Ici, c'est à la fois le contact le plus intime et l'ultime document qui nous seront présentés puisque l'artiste a démesurément agrandi les gouttes de sang prélevées et jetées sur des feuilles acétates par des gens de son entourage. Une cabine de prélèvement sanguin sera sur place pendant la durée de l'exposition, permettant au public de constituer de nouveaux documents pour l'artiste.

Cette exposition est produite par la Galerie Helga de Alvear.

Du 11 septembre au 17 octobre.
Vernissage le 11 septembre à 15 h.
Du mercredi au dimanche de 12 h à 17 h.
460, rue Sainte-Catherine ouest, local 307
Tél. : 397-0236